Listening Skills – L’avis de Marie 127

http://podclub.ch/fr/emissions/l-avis-de-marie-f/1048-l-avis-de-marie-127-litterature-le-veau-26-septembre-2014

Bonjour ! Bienvenue sur mon podcast « L’avis de Marie ». Nous sommes aujourd’hui le 26 septembre 2014 et nous allons parler d’un événement qui a secoué la France et d’un autre qui m’a émue. Mais, écoutez donc

Hello! Welcome to my podcast “The Opinion of Mary“. Today is September 26, 2014 and we’ll talk about an event that shook France and another that has moved me. But, so listen

Vous allumez la radio, on en parle, Vous vous promenez en ville, on en parle. Vous lisez les journaux,on en parle. La télé ? Elle en parle ! Mais de quoi parle-t-on ? D’un livre ! Ah, mais pas de n’importe lequel. Non, il ne s’agit pas du dernier roman d’Amélie Nothomb, Pétronille, dont le style est d’une poésie incroyable. Ce n’est pas le dernier James Salter, Et rien d’autre, un livre qui justement, ne ressemble à rien d’autre, une sorte de réflexion sur la vie. Non il s’agit du livre de l’ex-première dame de France, Merci pour ce moment. Merci pour ce moment, c’est le titre du livre de Valérie Trierweiler où elle raconte son histoire d’amour avec le président François Hollande. Elle y raconte surtout la fin de son histoire d’amour, comment elle a appris que celui-ci allait retrouver, en scooter, sa nouvelle maîtresse dans une chambre d’hôtel.

You turn on the radio, we talk about it, you walk into town, we talk about it. Read the newspapers, we talk about it. The TV? She talks on it! But what does one talk about? About a book! Ah, but it’s not important which one. No, it’s not the last novel by Amélie Nothomb, Petronilla, whose style is incredibly poetic. This is not the latest James Salter, and nothing like the others, a book that is precisely like nothing else, a kind of reflection on life. No. This is the book of the former first lady of France, “Thank you for this moment”. “Thank you for this moment” is the title of the book by Valerie Trierweiler where she recounts her love affair with President Francois Hollande. She tells it at the end of their love story, how she learned that he was going to meet, in secret, his new mistress in a hotel room.

Mais non, ça ne va pas, je n’ai pas lu son livre. J’ai fait comme tout le monde, je suis allée sur internet et y ai trouvé quelques extraits. On dirait le journal intime d’une adolescente. Elle y raconte sa vie à l’Élysée, sa vie à côté de François Hollande. Elle y fait surtout le portrait peu flatteur [1] du Président,présenté comme un homme froid et cynique qui, on l’apprend, appelle les pauvres, les« sans dents ». AÏE, cela ne va pas relever sa cote de popularité [2].

But no, it will not, I have not read her book. I did like everyone else, I went on the Internet and found a few extracts. It looks like the diary of a teenage girl. She tells of her life at the Elysee, her life alongside François Hollande. She paints a portrait that is hardly flattering [1] of the President, who is presented as a cold and cynical man who, we learn, calls the poor, the “toothless”. OUCH, it will not raise his popularity [2].

Valérie Trierweiler a vendu 82 000 exemplaires en quatre jours ! Si on y ajoute les commandes en ligne,les ventes en version numérique, on atteint 170 000 exemplaires ! Le jour de sa sortie, le 4 septembre,les librairies ont été dévalisées [3] ! Tous se sont retrouvés en rupture de stock [4] ! Pourquoi ce succès ? Par voyeurisme [5], peut-être, il est toujours croustillant [6] d’entrer dans l’intimité des gens et plus encore s’il s’agit de la vie des « grands de ce monde ».

Valerie Trierweiler has sold 82,000 copies in four days! If we add online orders, sales in digital format, it has reached 170 000 copies! The day of its release, September 4, bookstores were emptied [3]! All of them found themselves out of stock [4]! Why this success? By voyeurism [5], perhaps, it is always sharp [6] to enter people’s privacy and even if it is the life of those living in “high places”.

Il est rassurant de constater que leurs soucis sont similaires [7] aux nôtres. Par solidarité féminine, sans doute aussi. Quelle femme n’a pas été blessée en amour ? La vengeance [8] d’une femme promet de donner des détails croustillants. L’image du Président n’était déjà pas très bonne, les Français voulaient-ils trouver les raisons de ne plus soutenir leur Président ?

It is reassuring to see that their concerns are similar [7] to ours. By sisterhood, probably too. Which woman was not hurt in love? It‘s revenge [8] of a woman who promises to give juicy details. The President’s image was already not very good, the French need to find reasons not to support their president?

Quoi qu’il en soit, ce livre ressemble plus à un journal intime d’une midinette [9] qu’à un roman digne d‘une ex-première dame et il a, sans doute, un effet négatif sur le pays et en dit long sur l’état de la France ! Heureusement certains se rebellent !

What do you know, this book is more like the diary of a working girl [9] than a novel worthy of a former first lady and it, no doubt, has a negative effect on the country and speaks volumes about the state of FranceFortunately some are rebelling

Certains libraires refusent de vendre ce genre de littérature ! Et ils le font savoir. Voici ce qu’ils affichent sur la porte de leur magasin : «Nous sommes libraires, nous avons 11000 livres, nous n’avons pas la vocation à être la poubelle de Trierweiler et Hollande. Merci pour ce moment de compréhension ». Ce n’est pas mal non ? Ou celle-ci : « Désolés, nous n’avons plus de Valérie Trieweiler, mais il nous reste des ouvrages de Dumas, Balzac, Maupassant, etc… » Et voici ma préférée. Preuve que les Français ont de l’humour :
« 
Vous êtes dans une boucherie. Donc, non nous ne vendons pas le livre de Trieweiler. Mais on a des côtes de bœuf en promotion. Signé: Votre boucher » 

Some booksellers refuse to sell this kind of literature! And they make it known. Here’s what they display on the door of their shop: “We are booksellers, we have 11,000 books, we are not the sellers of the dustbin of Trierweiler and Holland. Thank you for this moment of understanding. ” It’s not bad? Or this: “Sorry We no longer have Valerie Trieweiler, but we have the works of Dumas, Balzac, Maupassant, etc …  ” And here’s my favorite. Evidence that the French have humorYou are in a butcher shop. So, no we do not sell the book Trieweiler. But we have prime rib on promotion. Signed: Your butcher‘ 

Mon frère a un troupeau de vaches qui paît [10] dans un champ à côté de la ferme. Ce champ longe la rivière. De la ferme on ne voit pas l’autre extrémité du champ, située à environ 500 mètres. J’étais dans le jardin, quand un voisin s’est arrêté pour me signaler qu’une vache était toute seule à l’autre bout du champ, à l’extrémité opposée de la ferme. En effet, c’était bizarre, je voyais le troupeau près de la ferme,pourquoi donc cette vache jouait-elle la solitaire [11] ? J’ai remercié le voisin et suis allée voir.

My brother has a herd of cows grazing [10] in a field next to the farm. That field along the river. From the farm you can not see the other end of the field, located about 500 meters. I was in the garden, when a neighbor stopped me to report that a cow was all alone at the other end of the field, at the opposite end of the farm. Indeed, it was weird, I saw the herd near the farm, why was this cow playing solitaire? [11] I thanked the neighbor and went to see. 

Elle était là et regardait en contre bas, vers la rivière. La vache ne meuglait [12] pas, elle se tenait tranquille. Ce devait être une vache romantique, c’est vrai que c’est paisible au bord de l’eau. Elle devait se tenir éloignée d’un taureau [13] sans doute trop viril. Je jette un coup d’œil à mon tour vers la rivière en contrebas [14] mais ne vois rien. D’ailleurs qu’étais-je supposée voir ? Je vérifie le fil électrique qui délimite le champ. Il n’est pas cassé, je suppose donc qu’aucun animal ne s’est échappé. Je retourne à la ferme, suivie de la vache. Et puis je constate que j’ai oublié mon pull que j’avais laissé dans le champ.Je reviens sur mes pas.

She was there and watching below, towards the river. The cow was bellowing [12] and was not being quiet. This was a romantic cow, it’s true that it’s quiet along the water’s edge. She must  have a line on a bull [13] probably very manly. I throw a look in to the river below [14] but see nothing. Besides what was I supposed to see? I check the wire that borders the field. It was not broke, so I guess no animal escaped. I go back to the farm, followed by the cow. And then I realize I’ve forgotten my sweater that I left in the field. , I retraced my steps.

Je longe la rivière toujours à la recherche de je ne sais quoi. Arrivée à l’extrémité où s’était tenue la vache, je contemple le paysage, et regarde au loin. Il me faut vous dire, que depuis quelques temps ma vue a baissé. Je ne distingue plus très bien ce qui se passe à plus de 5 mètres de moi. Car, à un moment donné, je me dis « Tiens que fait cette personne au bord de la rivière, elle y ramasse quoi ? »Je plisse les yeux, il ne s’agissait pas d’une personne, mais c’était un veau. Je cherche à le rejoindre,passe le fil électrique, me trouve un chemin dans le talus [15] entre les ronces [16] et les herbes hautes,arrive au bord de la rivière, descends sur la berge [17] et arrive sur une petite plage.

I look along the river every day looking for what I don’t know. I arrived at the end where the cow was held, and I contemplated the landscape, and looked away. I must tell you that my eyes looked down for some time. I not distinguish very well what was happening no more than 5 feet from me. Because at some point, I say ”  Well what is that person on the edge of the river doing, as she picks up what?” I narrow my eyes, she was not a person, it was a calf. Looking to join, and get past the wire, to find my way through the talus [15] between the brambles [16 ] and tall grass, reached the edge of the river, down the shore [17] and arrive on a small beach.

Il était là, la tête enfouie dans les plantes, sans bouger, sans meugler. Il ne devait pas avoir plus de deux jours. Mais comment je vais le remonter là haut ? Je le tire, le traine vers moi, je tombe à l’eau, je le pousse, et enfin il bouge. On remonte un peu la rivière, qui heureusement n’est pas très profonde. On arrive à un endroit où la berge n’est pas très haute. Je soulève ce veau d’une quarantaine de kilos, pour le sortir hors de la rivière. Puis, il y a ce talus assez haut, et infesté [18] de ronces qui mène au champ.Et nous voilà à le grimper, lui devant à glisser, et moi derrière, à le pousser, dans cette pente où à chaque pas, nous sommes retenus [19] prisonniers par les épines et les racines [20]. On arrive au sommet, mais voilà ce fil électrique.

He was, his head buried in plants, without moving, without moo. It must not have been there more than two days. But how am I going back up there? I pull itt, the train against me, I fall in the water, I pushed, and finally it moves. It goes up a little river, which fortunately is not very deep. We arrive at a place where the bank is not very high. I raise this calf of forty pounds, to get out of the river. Then there is this slope high enough, and it is infested [18] with brambles that lead to the field. And here we are in this climb, before him to slip, and I behind, pushing him, that slope where at each step, we selected [19] captured by the thorns and roots . [20] We arrive at the top, but here it’s an electric wire. 

Ce pauvre veau se prend une décharge [21] dans la tête et reste immobile. Vite, je le pousse, le temps à mon tour de sentir les 220 volts dans mon corps. Enfin, nous sommes arrivés dans le champ. J’ai enfin pu le regarder. Il était vraiment très petit, haut sur ses jambes,et encore très maladroit dans sa démarche et pour la première fois, j’ai entendu le son de sa voix. Nous étions tous deux étonnés de l’aventure que nous avions vécue. Bon, il fallait rentrer maintenant. Je me suis mise devant lui, l’ai appelé.

This poor calf gets a discharge [21] in the head and remains stationary. Quickly I push, this time it is my turn to feel the 220 ​​volts in my body. Finally, we arrived at the field. I was finally able to watch it. It was really small, high on its legs, and still very awkward in his approach and for the first time, I heard the sound of his voice. We were both amazed at the adventure that we had experienced. Okay, he had to return now. I started before him, called him.

Avec ses grands yeux il me regardait, il meuglait et trottinait vers moi. Ah mais quel spectacle, Il fallait le voir marcher, maladroit sur ses grandes pattes, encore frêle, hésitant,s’arrêtant parfois et trottinant [22] ensuite. Et moi, face à lui, marchant à reculons [23], de l’encourager, de l’attirer vers moi. C’était mignon comme tout. Et ce moment là, je vous promets valait tout l’or du monde. Je ne sais combien de temps à duré notre étrange promenade, mais le petit veau a rejoint sa mère et moi j’étais heureuse d’avoir sauvé un veau des eaux.

With her ​​big eyes looking at me, she bellowed and she trotted toward me. Ah, but what a sight to see her walk, clumsy on her long legs, yet frail, hesitant, sometimes stopping and then trotting[22]. And I, facing her, walking backwards [23], to encourage her, to draw her towards me. It was cute. And this time, I promise you it was worth all the gold in the world. I did not know how when during our strange walk, but the calf joined her mother and I was happy to have saved a calf from the water. 

Voilà, je retourne finir le livre de Valérie Trierweiler… Non je rigole. En ce moment je relis les poèmes de Baudelaire, pour y trouver un peu de « luxe calme et volupté ». Nous on se retrouve, si vous le voulez bien, dans quinze jours sur http://www.podclub.ch. Je vous raconterai la nouvelle phobie des Français, et nous parlerons d’incivilité. En attendant, prenez soin de vous. A bientôt !

Well, I go back to finish the book by Valerie Trierweiler … No just kidding. Currently I am reading the poems of Baudelaire, to find a little quiet luxury and pleasure. ” We meet again, if you do not mind in a fortnight on http://www.podclub.ch. I‘ll tell you about the new French phobia, and we’ll talk about this incivility. Meanwhile, take care of yourself. See you soon!

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