Les Choristes – Chapter 14

This video was removed from YouTube, so you will have to find a copy of “Les Choristes” to watch somewhere else. I broke the movie up into digestible pieces, with 15 in all.

This is the fourteenth chapter and runs from 1 :10 :30 – 1 :26 :10.

Maxence apparaît à la porte. Il frappe et fait signe à Mathieu de venir le rejoindre.

Maxence: Venez voir. C’est important. J’étais en train d’effacer les graffiti sur les murs, j’ai trouve ça.

Il sort un harmonica.

Mathieu: C’est l’harmonica de Corbin.
Maxence: Et ça

Il lui montre des billets.

Maxence: Il y en a au moins 200 000.

Cantine. Les enfants sont sortis sauf Corbin qui est assis à une table. Mathieu jette l’harmonica et l’argent devant lui.

Mathieu: Personne ne connaissait ta planque. Alors ne me dit pas que l’argent y est arrivé par hasard. Tu sais que Mondain a été renvoyé parce qu’on l’a accusé du vol.
Corbin: Je savais pas.
Mathieu: C’est vrai. Tu savais pas. Maintenant, j’te l’dis. Et après, tu voulais faire quoi avec cet argent.
Corbin: Si je vous le dis, vous le direz à personne.
Mathieu: Personne. Je te le jure.
Corbin: Je voulais me payer …
Mathieu: Te payer quoi?
Corbin: Une montgolfière.

Mathieu n’en crois pas ces oreilles.

Rachin et Mathieu marchent dans la cour.

Mathieu: Je ne sais pas qui a commis le vol mais c’est bien la preuve que Mondain est innocent. Il ne serait jamais parti sans l’argent. C’est évident.
Rachin: Je ferai mon enquête à mon retour. Mais ne vous faites pas de mauvais sang Mathieu. Mondain aurait été coupable une autre fois. On ne peut rien pour ce genre d’individus.
Mathieu: Il y a une justice quand même.
Rachin: La justice, elle s’occupera de lui.

Langlois arrive en courant, deux valises a la main.

Langlois: Monsieur le directeur, attendez moi.  Attendez moi.
Mathieu: Vous partez vous aussi?
Langlois: Je profite de la voiture. Je vais passer mes vacances chez ma soeur. Il y a un piano.

La voiture démarre.

Mathieu, Maxence et Pépinot mangent ensemble à la cantine.

Maxence: Vous savez ce qu’il va faire à Lyon Rachin?
Mathieu: Il va discuter du bilan financier devant le comité patronal. Non?
Maxence: Si. Mais en réalité, il va surtout faire des ronds de jambe, pour son avancement.
Mathieu: Il obtiendra ce qu’il veut?
Maxence: Malin comme il est, il va présenter un bilan idyllique de l’établissement, en passant sous silence toutes les horreurs que vous connaissez. Et puis il va s’attribuer la réussite de votre chorale.
Mathieu: La réussite?
Maxence: Ah si! Je l’ai entendu, c’est très bien.

Morhange et Leclerc arrivent.

Leclerc (à Maxence): Monsieur?  C’est vrai que Langlois est parti avec le dirlo?
Maxence: Oui, c’est vrai qu’il est parti. Il a pris deux semaines de vacances. On est les maîtres de la baraque.
Leclerc (à Mathieu): Alors on n’a pas cours aujourd’hui?
Mathieu: Non.
Morhange: Qu’est-ce qu’on va faire?
Maxence: La sieste.
Mathieu: J’ai peut-être mieux.

Lyon.  Comité patronal.

Rachin (à la comtesse): Sans vouloir vous …
La comtesse: Votre recette?
Rachin: Heu… Oui.
La comtesse: L’oiseau est dans le nid, Monsieur Rachin.
Rachin: Ah, je ne sais comment vous remercier?

Un valet s’approche de Rachin et lui murmure quelque chose à l’oreille. Rachin a l’air très perturbé. Musique dramatique. Il se lève avec précipitation et sort.

A son retour, Rachin trouve une voiture de pompier et l’école en feu.

Une femme: Monsieur le directeur. Faites quelque chose. Ils sont là haut.
Rachin: Laissez moi passer.
Mathieu (voix off): Le feu avait pris sur les toits. Les flammes dévoraient les dortoirs. La où les enfants avaient été vu pour la dernière fois. 60 gamins disparus, piégés comme des rats. Pour Rachin, c’était son avancement, sa légion d’honneur qui brûlait sous ses yeux. Quand tout à coup …

Tout le monde se retourne. Mathieu et les enfants apparaissent sur le chemin. Ils sont sains et saufs. Sur une colline non loin, Mondain regarde l’école qui brûle, une cigarette à la main. Musique mystérieuse.

Bureau de Rachin.

Mathieu: Je les ai fait passer par le potager pour ne pas être vus de la mère Marie et des gens du village. Puis nous sommes allés dans la forêt de Lignon.
Rachin: Qu’est-ce que vous êtes allés faire là-bas?
Maxence: Un jeu de piste. Ils étaient contents.
Rachin: Inutile de vous dire Monsieur Maxence que j’éprouve une déception définitive à votre égard.
Mathieu: Monsieur le directeur. J’assume l’entière responsabilité de cette fugue. Monsieur Maxence n’a pas cessé un instant de vouloir m’en dissuader.
Rachin: C’est ce qu’on appelle manquer de conviction.
Mathieu: Vous pouvez aussi considérer que nous avons sauvé la vie de ces enfants.
Rachin: Oui, enfin, si vous n’aviez pas laissé l’établissement sans surveillance, il n’y aurait pas eu d’incendie.  D’ailleurs je ne sais pas pourquoi je continue à vous écouter. Bon, Monsieur Maxence, en considération de vos longs services, vous serez seulement mis à pied. Quant à vous, Monsieur Mathieu, vous êtes renvoyé pour avoir failli au règlement.
Maxence: Puisque c’est comme ça, mettez moi à la porte aussi.
Rachin: Ce n’est pas à vous de décider.
Mathieu: C’est bien gentil Monsieur Maxence mais je crois qu’on aura encore besoin de vous ici. Pensez aux gosses. Puisque ce Monsieur n’y pense jamais.
Rachin: Voila votre compte. Tenez. Vous partez immédiatement par l’autocar de 18 heures. Je vous défends de revoir même un instant vos anciens élèves.
Mathieu: Comment ça?
Rachin: déception Monsieur Maxence, vous y veillerez.  Allez sortez.
Mathieu: Monsieur le directeur, avant de nous séparer, permettez moi de vous dire ce que je pense de vous.
Rachin: Je le sais Mathieu.
Mathieu: Vous êtes un homme incompétent, profondément méchant.
Rachin: déception. Et eux?
Mathieu: Ils n’ont pas choisi être ici.
Rachin: Moi non plus. Je n’ai jamais eu la vocation de devenir éducateur. Ne me dites pas que vous auriez aimé vous enterrer ici. Vous avez d’autres ambitions, et bien moi aussi.
Mathieu: Ce n’est pas une raison pour leur faire payer votre échec.
Rachin: Vous croyez que ça m’amuse de jouer les garde chiourmes. Allez-y vous. Prenez votre bâton de pèlerin. Allez à Paris! Allez voir les ministres. Toc Toc. ‘Bonjour, j’suis Mathieu. Il faut des vrais ducateurs, pas des tocards.’ Saint Mathieu! Saint Mathieu! Vous n’êtes qu’un musicien raté, un pion. Juste un petit pion, pion, pion, pion. ‘Qu’est-ce que vous faites dans la vie Monsieur Mathieu? Moi je suis pion, pion, pion.  Pion, pion, pion, pion.’
Mathieu: Vous êtes fou.
Rachin: Je suis fatigué.  Allez au diable.
Mathieu: Je le quitte au contraire.

Maxence et Mathieu sortent du bureau.

Mathieu quitte l’école.

Mathieu (voix off): J’avais espéré que les enfants forceraient la consigne pour me faire leurs adieux, mais rien. La sagesse de ces enfants ressemblait à de l’indifférence.  Et Morhange… Enfin…

Mathieu longe le bâtiment. Soudain, il voit des petits avions de papier par terre. On entend le chant des enfants. Mathieu ramasse les avions. Ils contiennent des messages d’adieux des enfants: ‘A bientôt Monsieur Mathieu’, ‘Au revoir crâne d’obu’, ‘Il fau revenir faire les note avec nous’

Mathieu (voix off): Sur le premier, j’avais reconnu l’écriture soignée de Boniface. Les fautes l’orthographe, c’était Pépinot, naturellement. C’est autre avec les notes de musique portait la signature de Morhange. Et celui-ci … Et celui-la …

Par une des fenêtres, il aperçoit les mains des enfants qui lui font un signe d’au revoir. Mathieu est au bord des larmes. Il prend sa valise et s’en va.

Rachin monte en courant l’escalier.

Rachin: Maxence, faites-les taire!
Maxence: Ils se sont enfermés.

Rachin, enragé, frappe sur la porte.

Mathieu (voix off): À cet instant j’ai ressenti une bouffée de joie et d’optimisme. J’aurais voulu le crier au monde entier. Mais qui m’aurait écouté? Moi dont personne ne connaissait l’existence. Le grand artiste allait vite retrouver sa condition d’homme. Je m’appelle Clément Mathieu, musicien raté, pion au chômage.

Retour au début du film. Morhange lit le journal et reprend les mots de Mathieu.

Morhange: Je m’appelle Clément Mathieu, musicien raté, pion au chômage.
Morhange referme le journal. Pépinot se tient debout à la fenêtre.
Morhange: Et la suite?
Pépinot: Il n’a jamais pris le temps de l’écrire. Mais moi je peux te la raconter.

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