L’Avis #54

http://podclub.ch/fr/emissions/l-avis-de-marie-f/491-lavis-de-marie-54-labsenteisme-lachat-compulsif-le-conte-moderne-17-juin-2011

Bonjour, bienvenue sur mon podcast “ L’avis de Marie ”. Aujourd’hui nous sommes le 17 juin et nous allons voir comment en France, l’État a décidé de lutter contre l’absentéisme [1] à l’école. Ensuite je vous raconterai comment parfois on fait une folie en achetant quelque chose dont on n’a pas vraiment besoin mais pour lequel on craque [2] complètement, c’est ce qu’on appelle un achat compulsif [3]. Et pour finir je vous raconterai une histoire, un conte moderne.

Hello, welcome to my podcast “The opinion of Marie”. Today is June 17 and we’ll see how in France, the state has decided to fight against school absenteeism [1]. Then I’ll tell you how sometimes you are made to look foolish by buying something you do not really need but which one completely falls for [2], this is called a compulsive purchase [3]. And finally I will tell you a story, a modern tale.

Vous sentez ? Cela sent les vacances, c’est à dire que dans l’air il y a une ambiance  de fin d’année scolaire. Pour les élèves qui ont travaillé, qui sont allés en cours, ces vacances seront une récompense [4], enfin ils pourront se reposer. Pour les autres, ceux qui ont fait l’école buissonnière, c’est à dire qui ne sont pas allés à l’école, pour eux, vacances ou non, cela fait longtemps qu’ils ont oublié le chemin de l’école. Et ce sont ces élèves aux absences répétées qui sont devenus le combat de la République.

You smell it? It smells of the holidays, that is to say that in the air there is an atmosphere of the end of a school year. For students who work, who stayed on course, these holidays will be a reward [4], they can finally rest. For the others, those who were truant, that is who did not go to school, for them, holidays or not, it has been a long time, they have forgotten the way to school. And it is these pupils with repeated absences who have become the combat of the Republic.

Comment remotiver ces élèves à retourner sur les bancs de l’école ? Avec de l’argent ! L’État a mis une place une nouvelle loi. Les familles dont les enfants ont trop d’absences ne recevront plus les allocations familiales. En France, tous les parents qui ont au moins deux enfants à charge, c’est-à-dire des enfants qui habitent chez eux et dont ils sont responsables, reçoivent une aide de l’État. Ce montant varie entre 120 et 170 euros par enfant auquel on ajoute une majoration, un petit plus, dont le montant varie en fonction de l’âge de l’enfant.

How to motivate these students to return to school? With money! The state has put a new law in place. Families whose children have too many absences will no longer receive family allowances. In France, all parents who have at least two dependent children, that is, children living at home and for whom they are responsible, receive state support. This amount varies between 120 and 170 euros per child to which is added a supplement, a small plus, the amount of which varies according to the age of the child.

Bref c’est cette allocation-là qui sera supprimée si l’enfant a été absent plus de 4 demi-journées par mois. Bien sûr, si pendant au moins un mois, l’élève est à nouveau présent en cours, le versement des allocations pourra être repris. Je ne sais pas si la solution est bien adaptée car beaucoup de parents n’ont plus aucune autorité auprès de leur enfant, et beaucoup ont besoin de cet argent. Comment un parent qui lui-même n’a plus aucune autorité peut il surveiller sa progéniture [5] ? Il faudrait que l’école motive, que son utilité soit prouvée [6], et qu’elle redonne le goût du savoir.

In short, this allowance will be eliminated if the child has been absent more than 4 half days a month. Of course, if for at least one month, the student is present again, the payment of the allowances can be resumed. I do not know if the solution is appropriate because many parents have no authority over their child, and many need this money. How can a parent who themselves has no more authority, can monitor their offspring [5]? One would motivate the school, that its usefulness is proven [6], and that they give the taste of knowledge.

Parfois, alors que rien ne nous manque dans notre vie, on pensait juste faire une petite promenade dans les rues de la ville, tranquillement, sans avoir la moindre envie d’achats, mais non, voilà qu’au coin d’un rayon, sur un mannequin croisé dans les vitrines des magasins, la société de consommation vous provoque. Car là tout à coup devant moi, c’est le coup de foudre, le coup de cœur, je craque. Dans la seconde, je ne veux qu’une seule chose, là, cette veste-là  posée sur le mannequin, d’ailleurs je me demande même comment j’ai pu vivre sans elle toutes ces années. Bref, samedi 28 mai, à 18 heures 30, alors que je cherchais un cadeau d’anniversaire pour ma nièce, je suis tombée nez à nez avec elle, cette magnifique veste en daim.

Sometimes when we lack nothing in our lives, we think to just take a little walk in the streets of the city, quietly, without the slightest desire to purchase, but no, at the corner there’s a shelf, on a crossed mannequin in shop windows, the consumer society provokes you. For there suddenly before me, it is the thunderbolt, the heart ache, I crack. In a second, I want only one thing, there, this jacket worn by the mannequin, besides I even wonder how I could live without it all these years. In short, on Saturday, May 28, at 6:30 pm, as I was looking for a birthday present for my niece, I came face to face with her, this beautiful suede jacket.

Et Mesdames, vous connaissez la situation, vous êtes en admiration devant cet article qui semblait avoir été fabriqué pour vous, et même qu’il était en train de vous attendre, vous êtes en train de rêver à votre future vie avec lui, lui l’article de vos rêves, que vous entendez : ” Vous devriez l’essayer ! ” La vendeuse, aux yeux de lynx [7] a repéré la cible fragile que vous êtes. Vous savez très bien que l’essayer vous déchirera le cœur puisqu’il faudra la reposer car vous venez de voir l’étiquette du prix. Le prix est une folie, vous le savez, mais déjà vous calculez votre budget pour les 5 ans à venir. Vous pensez à vos pâtes sans beurre, aux factures à payer, mais voilà que vous voyez votre image dans le miroir. Et oh, … ce que vous voyez vous plaît et dans votre tête c’est la confusion totale. Une lutte terrible entre la fille sage, la fourmi[8], comme dans la fable de La Fontaine [9], celle qui travaille et économise [10] et puis de l’autre la Cigale[11], celle qui chante et dépense son argent.

And ladies, you know the situation, you are in awe of this article that seemed to have been made for you, and it even has been waiting for you, you are dreaming of your future life with it, in the section of your dreams, you hear: “you should try it!” the saleswoman, the eyes of lynx [7] spotted the fragile target you are. You know very well that to try it will tear at your heart since it will be necessary to leave it because you have just seen the price label. The price is a madness, you know, but already you calculate your budget for the next 5 years. You think of your pasta without butter, the bills to pay, but now you see your image in the mirror. And oh, … what you see pleases you and in your head it is total confusion. A terrible struggle between the good girl, the ant [8], as in the fable of La Fontaine [9], one that works and saves [10] and then the other cicada [11], the one who sings and spends his money.

On se dit que ce n’est pas raisonnable, ô non cela ne l’est pas, et puis on se trouve les arguments qui donnent bonne conscience [12]. On se dit que : ” bah, on travaille assez dur “, que : ” la vie est trop courte, qu’il faut se faire plaisir “, ce genre de phrases qui pardonne ce que notre côté raisonnable nous interdit de faire. Et voilà la vendeuse qui revient pour donnerle coup fatal [13] à la fourmi, mais là, moi je l’arrête : ” Oui ne dites rien, je sais, cette veste me va très bien, je sais qu’elle me va, inutile de trouver les arguments pour me convaincre, je suis convaincue [14], mais ce n’est pas moi qu’il faut convaincre, c’est mon banquier “. Bien sûr on vous rappelle les facilités de paiement en trois fois sans frais. Vous voulez mettre fin à cette torture et êtes prête à sortir la carte de crédit pour céder à l’achat compulsif, cet achat du cœur et non de la tête. Mais voilà que Ding Dong. Ouf, sauvée par le gong, il est 19 heures et le magasin va fermer ! Ouf, je suis sortie du magasin pour reprendre mes esprits. La suite ? Oh je vous laisse la deviner !

We say that it is not reasonable, oh no it is not, and then we find the arguments that give good conscience [12]. We say to ourselves that: “bah, we work hard enough”, that: “life is too short, we have to give ourselves pleasure”, those kind of sentences that forgive what our reasonable side forbids us to do. And that the saleswoman who comes to give the fatal blow [13] to the ant, but then I stopped, “Yes do not say anything, I know, this jacket is fine, I know she’s fine, no need to find arguments to convince me, I am convinced [14], but it’s not me to be convinced, it is my banker.” Of course you are reminded of the payment facilities in three times without charge. You want to end this torture and are ready to take out the credit card to yield to a compulsive purchase, this purchase of the heart and not of the head. But then Ding Dong. Phew, saved by the gong, it is 7 pm and the store will close! Phew, I went out of the shop to catch my spirits. The following? Oh I let you guess!

Je vous parlais plus haut de l’achat coup de cœur d’un objet, d’un vêtement dont on n’a pas forcément besoin mais qui pour une raison inconnue vous attire. A croire qu’il y a de la magie [15] en eux ! Comment cela, vous n’y croyez pas ? Laissez-moi vous raconter ce conte, dans lequel, comme tout conte qui se respecte, il y a une héroïne [16] qui au début de l’histoire n’a pas vraiment de chance et puis qui, un jour, rencontre un objet magique qui changera sa vie. Alors appelons cette princesse des temps modernes, Pimprenelle. Oui bien sûr ce n’est pas une vraie princesse. Vous en connaissez beaucoup, vous, des princesses ?

I was talking earlier about heart ache buying of an object, a garment which we do not necessarily need but for some reason attracts you. To believe that there is magic [15] in them! How do you do that? Let me tell you this tale, in which, as any long ago tale with respects to a heroine [16], at the beginning of the story she does not really have opportunity and then one day she encounters a magic object that will change her life. Let us call this Princess of modern times, Pimprenelle. Yes of course this is not a real princess. You know a lot of princesses?

Et puis bon, il y a une princesse en chacune de nous, non ? Donc, ici ma princesse s’appelle Pimprenelle et elle est en vacances à Paris. Pimprenelle, c’est une provinciale, c’est ainsi qu’on appelle toutes les personnes qui ne sont pas de Paris, mais elle n’est pas moins une femme de goût, elle aime les belles choses et à Paris, il faut bien le reconnaître, de belles choses il y en a beaucoup. Et la voilà à faire les boutiques, le shopping si vous préférez. Elle adore les chaussures, mais il faut dire qu’elle a beaucoup de difficultés à trouver chaussures à son pied, elle a le pied trop fin, et dans les chaussures d’été, son pied glisse si bien que les orteils [17] ressortent d’une façon peu élégantes, un peu à la Olive, la femme de Popeye, vous voyez ?

And then, there’s a princess in each of us, right? So, here my princess is called Pimprenelle and she is on vacation in Paris. Pimprenelle, she is a provincial, so she is called all the people who are not from Paris, but she is no less a woman of taste, she loves fine things and in Paris, To recognize it, beautiful things there are many. And here she goes boutiquing, shopping if you prefer. She loves shoes, but I must say it was very difficult to find shoes for her feet, she has feet too slender, and in summer shoes, her foot slips so that the toes [17] stand In a way not very elegant, a little like Olive, Popeye’s wife, you see?

Sa promenade l’amène jusqu’aux Galeries Lafayette, au sous-sol plus exactement, un endroit impressionnant, 1000 mètres carrés de chaussures. Elle était dans la caverne d’Ali Baba de la chaussure. Gucci, Chanel, tous les grands noms de la chaussure et les autres, étaient là, à porter de main, mais pas du porte monnaie de notre Pimprenelle. Elle se sentait un peu gauche dans ce cadre, c’est-à-dire un peu maladroite, car bien sûr, elle, la provinciale, n’avait pas l’habitude de pouvoir toucher ces chaussures au nom luxueux. Mais le luxe lui allait bien, et au fur et à mesure qu’elle marchait entre lesrayons [18], elle se sentait comme une véritable Parisienne, très à l’aise dans cet univers de mode.

Her walk takes her to the Galeries Lafayette, more exactly to the basement, an impressive place, 1000 square meters of shoes. She was in Ali Baba’s cave of the shoe. Gucci, Chanel, all the great names of the shoe and the others, were there, to be worn, but not the purse of our Pimprenelle. She felt a bit awkward in this frame, that is to say a little awkward, because of course, she, the provincial, was not used to being able to touch these shoes of the luxurious brands. But luxury suited her, and As she walked between the shelves [18], she felt like a true Parisian, very comfortable in the fashion world.

Des chaussures ? Elle en a essayé 2, 3, 4 pairs mais aucune ne lui allait. Trop grande, trop large. Elle commençait à désespérer. Alors que toute triste elle voulait quitter ce lieu, persuadée de ne jamais trouver chaussure à son pied, voilà que son regard est attiré par de délicieuses sandalettes roses. Elles avaient un gros nœud ravissant sur le dessus de la chaussure. L’ensemble était exquis, magnifique. Et puis, elles avaient ce petit truc particulier, un je ne sais quoi de fantastique. Pimprenelle les a essayées et là, c’était comme si les chaussures avaient été faites pour elle, elles allaient parfaitement à ses pieds. Comme une évidence, elle est allée à la caisse du magasin et les as achetées. En marchant, elle se sentait légère et comme portée par une grande joie.

Shoes? She tried 2, 3, 4 pairs but none was right. Too large, too wide. She was beginning to despair. While all sad she wanted to leave this place, persuaded never to find shoe for her foot, here her gaze is attracted by delicious pink sandals. They had a big cute knot on the top of the shoe. The whole was exquisite, magnificent. And then they had this little thing, a fantastic something. Pimprenelle tried them and there, it was as if the shoes had been made for her, they were perfect for her feet. Obviously, she went to the store’s cashier and bought them. As she walked, she felt light and carried with great joy.

Même le regard des Parisiennes qui d’habitude était plutôt hautain, avait changé. Ces chaussures étaient de celles qui rendent les gens heureux et colorent [19] la vie. D’ailleurs, dès l’instant où elle les a portées, il lui semblait qu’elle avançait sur le chemin du bonheur, les gens lui souriaient aimablement et un jour, il y a eu un sourire plus aimable que d’autres… Pimprenelle en était certaine, ce sourire-là ne pouvait appartenir qu’à un Prince.

Even the eyes of the Parisians, who were usually rather haughty, had changed. These shoes were the ones that make people happy and gave life color [19]. Besides, from the moment she wore them, it seemed to her that she was on her way to happiness, the people smiled at her kindly and one day there was a smile more amiable than others. Pimprenelle was certain that this smile could only belong to a Prince.

Et ensuite, qu’est-il arrivé à Pimprenelle, la princesse aux chaussures roses et à son Prince ? Cette histoire est un conte, alors selon la formule : ” Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants “.

And then, what happened to the princess with the pink shoes and her prince? This story is a tale, then according to the formula: “They lived happily and had many children”.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, je vous retrouve dans deux semaines sur http://www.podclub.ch pour parler de Venise et de Cirque. Je vous donnerai aussi le nom de l’heureux gagnant de notre concours. En attendant de vous retrouver, je vous souhaite du fantastique et du merveilleux ! Prenez soin de vous ! A bientôt

Well, that’s all for today, I’ll see you in two weeks on http://www.podclub.ch to talk of Venice and the circus. I will also give you the name of the lucky winner of our contest. While waiting to meet you, I wish you fantastic and wonderful! Take care of yourself ! See you soon.

[1] l(e) absentéisme : quand on est absent, quand on n’est pas là
[2] craquer : quand quelque chose plaît beaucoup, on craque
[3] compulsif : spontané, impulsif
[4] la récompense : la gratification, quand on a fait quelque chose, un travail par exemple, on reçoit un prix, c’est une récompense
[5] la progéniture : l’enfant
[6] être prouvé : être justifié, démontré
[7] le lynx : un félin, comme un grand chat, avoir des yeux de lynx signifie qu’on voit les choses avec lucidité
[8] la fourmi : petit insecte qui vit en communauté et qui a la réputation d’être travailleuse
[9] Jean de la Fontaine : auteur des fables, la Cigale et la Fourmi, le Corbeau et le Renard…
[10] économiser : mettre de l’argent de côté, à la différence de dépenser son argent
[11] la cigale : insecte qui chante en été
[12] se donner bonne conscience : faire comme si on n’avait  rien à se reprocher
[13] le coup fatal : le coup final, final
[14] être convaincu : être persuadé
[15] la magie : pouvoir surnaturel
[16] le héros, l(a) héroïne : personnage principale d’une histoire
[17] l(e) orteil : doigt de pieds
[18] le rayon : les étagères dans un magasin
[19] colorer : mettre de la couleur

[1] absenteeism : when one is absent, when it is not there
[2] crack : when something like much, we love
[3] compulsive : spontaneous, impulsive
[4] the reward : the gratification when we did something, work for example, receives a prize is reward
[5] offspring : the child
[6] be proved : be justified, demonstrated
[7] lynx : a feline, like a big cat, have sharp eyes means we see things with clarity
[8] ant : small insect that lives in a community that has a reputation for being hardworking
[9] Jean de la Fontaine : author of fables, the Grasshopper and the ant, the Crow and the Fox …
[10] save : put money aside, unlike spending money
[11] the cicada : insect that sings in the summer
[12] feel good : to act as if there was nothing wrong
[13] the fatal : the final blow, final
[14] is satisfied : be convinced
[15] magic : supernatural power
[16] the hero, the (a) heroin : main character in a story
[17] toe : feet finger
[18] the radius : the shelves in a store
[19] color : put color

Advertisements

Leave a Reply

Please log in using one of these methods to post your comment:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s