Weekend Reading – The Wizard of Oz – Chapter 1

http://recrealire.com/recrealire/wp-content/uploads/2011/09/Le_Magicien_dOz.pdf

This is the first chapter of “The Wizard of Oz”. Can you understand most of it? It is challenging. The book was written in 1900, so the copyright is expired, and the original English version can be found on the Project Gutenberg site, in many forms:

http://www.gutenberg.org/ebooks/22566

  • How do you approach the exercise of reading this?
  • Do you highlight words you do not know and look them up?
  • Do you read the sentence, and look away, attempting to write the French sentence on a pad of paper correctly?
  • Maybe you can right click, to translate the chapter with your browser add-on, print your language’s version, then attempt to translate back into French to see how well you do.

In a few days, I will show you how I processed Chapter 1.

Chapitre I: Le Cyclone

Dorothée vivait au milieu des vastes plaines du Kansas avec son oncle Henri – qui était fermier – et sa tante Em, la femme de ce fermier. Leur maison était petite, car le bois indispensable à sa construction manquait dans la région et devait être acheminé de très loin par chariot.

L’habitation était constituée de quatre murs, d’un plancher et d’un toit – ce qui faisait une pièce – et dans cette pièce se côtoyaient un poêle un peu rouillé, un vaisselier, une table, trois ou quatre chaises et deux lits.

Dans un coin se trouvait le grand lit d’oncle Henri et de tante Em, dans un autre le petit lit de Dorothée. La maison ne comportait ni grenier ni cave – hormis un petit trou creusé à même le sol, appelé abri anticyclonique, où la famille se réfugiait lors de ces invraisemblables coups de vent dont la force dévastait tout sur son passage. On accédait à cet abri par une trappe située au centre de la pièce. Une échelle menait au trou étroit et sombre.

Lorsque Dorothée se tenait sur le seuil de la maison et regardait tout autour
d’elle, elle ne voyait que la grande plaine grise. Pas un arbre, pas une construction ne se dressait dans l’immensité du paysage plat qui s’étendait à perte de vue. Le soleil avait cuit la terre labourée jusqu’à en faire une masse grise, ravinée de minuscule crevasses. Même l’herbe n’était pas verte, le soleil ayant grillé l’extrémité des longues tiges jusqu’à les fondre dans la même inévitable couleur grise. Autrefois la maison avait été peinte,mais le soleil avait boursouflé la peinture et la pluie s’était chargée du reste. Aujourd’hui, elle était grise et terne, comme tout ce qui l’entourait.

Lorsque tante Em, nouvellement mariée, s’était installée là, elle était jeune et jolie. Le soleil et le vent l’avaient transformée, elle aussi. Ils avaient remplacé l’étincelle de son regard par une note de gris sombre. Ils avaient pris le rose de ses joues, de ses lèvres et l’avaient changé en gris. Elle était devenue maigre et émaciée et ne souriait plus jamais. Quand Dorothée, qui était orpheline, était venue vivre avec eux, tant Em avait été saisie par le rire de l’enfant.

Les premiers temps, elle portait même la main à son cœur chaque fois que la voix fraîche et joyeuse de Dorothée parvenait à ses oreilles. Aujourd’hui encore, elle considérait la fillette avec étonnement, se demandant ce qui pouvait bien faire rire Dorothée. Oncle Henri ne riait jamais. Il travaillait dur du matin au soir et ne savait pas ce qu’était le plaisir. Lui aussi était gris, de sa longue barbe à ses bottes d’homme simple. Il avait un air grave et sévère et parlait peu.

C’était Toto qui faisait rire Dorothée et l’empêchait de devenir aussi grise que
tout ce qui l’entourait. Toto n’était pas gris, c’était un petit chien noir, avec de longs poils soyeux et des petits yeux noirs qui pétillaient gaiement de chaque côté de sa minuscule truffe. Toto passait ses journée à jouer. Dorothée s’amusait avec lui et l’aimait beaucoup.

Ce jour là, toutefois, ils ne jouaient pas. Oncle Henri était assis sur le pas de la
porte et scrutait avec inquiétude le ciel, qui était encore plus gris que d’habitude. Dorothée se tenait sur le seuil, Toto dans les bras. Elle aussi scrutait le ciel. Tante Em faisait la vaisselle.

Loin au nord, ils entendirent la plainte du vent ; oncle Henri et Dorothée virent les hautes herbes se coucher par vagues sous la tempête qui enflait. Ensuite, ils distinguèrent un sifflement aigu venant du sud et en tournant la tête dans cette direction, ils virent l’herbe onduler aussi de ce côté-là.Brusquement, oncle Henri se leva.

– Il y a un cyclone qui arrive, Em, dit-il à sa femme, je vais m’occuper du bétail. Puis il courut vers les étables qui abritaient les vaches et les chevaux.

Tante Em laissa là sa vaisselle et vint à la porte de la maison. Au premier coup
d’œil, elle perçut l’imminence du danger.

-Vite, Dorothée, cria-t-elle, cours te mettre à l’abri !

Toto s’échappa des bras de Dorothée et alla se cacher sous le lit. La petite fille
se précipita pour le rattraper. Tante Em, très effrayée, ouvrit la trappe et descendit par l’échelle dans le petit trou sombre. Dorothée finit par s’emparer de Toto et se préparait à suivre sa tante. Elle avait parcouru la moitié du chemin, quand le vent émit un bruit terrible. Puis, la maison se mit à vibrer si fort que Dorothée perdit l’équilibre et se retrouva assise par terre. Il se passa alors une chose étrange.

La maison tourna sur elle-même deux ou trois fois et s’éleva lentement dans les airs. Dorothée eut l’impression d’être à bord d’une montgolfière. Le vent du nord et celui du sud venaient de se rencontrer à l’endroit même où se dressait la fermette, la plaçant exactement au centre du cyclone. Or, généralement, le calme règne au centre d’un cyclone, mais l’énorme pression du vent sur toutes les façades de la maison souleva cette dernière de plus en plus haut jusqu’à ce qu’elle atteigne le sommet du cyclone. Elle resta et fut transportée sur des kilomètres et des kilomètres, comme si elle était aussi légère qu’une plume.

Il faisait très sombre et le vent hurlait horriblement autour d’elle mais Dorothée s’aperçut que les choses n’allaient pas si mal. La maison tourbillonna plusieurs fois. À un moment, elle pencha dangereusement puis se rétablit. Mais par la suite, Dorothée eut l’impression d’être bercée avec douceur, tel un bébé dans son berceau. Toto, lui, n’appréciait pas du tout la situation. Il parcourait frénétiquement la pièce de long en large, allant d’un côté puis d’un autre, en aboyant bruyamment. Dorothée était assise par terre, assez tranquille. Elle attendait de voir ce qui allait se passer.

Tout à coup, Toto s’approcha trop près de la trappe restée ouverte et disparut
dans le vide. La fillette crut l’avoir perdu. Mais peu de temps après, elle vit
l’une de ses petites oreilles réapparaître hors du trou. La pression du vent le soutenait, l’empêchant de tomber. Dorothée rampa jusqu’à l’ouverture, attrapa Toto par l’oreille et le ramena dans la pièce. Ensuite, elle referma la trappe afin d’éviter tout autre accident.

Les heures se succédèrent et peu à peu, Dorothée surmonta sa peur.Mais elle se sentait seule et le vent soufflait tant autour d’elle qu’elle en était assourdie. Dans un premier temps, elle se demanda si elle allait être pulvérisée quand la maison redescendrait. Comme les heures passaient et que rien de terrible ne se produisait, elle cessa de s’inquiéter et décida d’attendre calmement de voir ce que l’avenir réservait. Sur le sol qui tanguait, elle finit par se traîner jusqu’à son lit, où elle s’allongea. Toto la suivit et s’installa à ses côtés. Malgré le tangage de la maison, malgré le hurlement du vent, Dorothée ferma bientôt les yeux et s’endormit profondément.