Processing – Chapter 1 – The Wizard of Oz

A couple of days ago, I introduced the first chapter of the French version of The Wizard of Oz. These are the steps I took to learn as much as I could from this resource:

http://recrealire.com/recrealire/wp-content/uploads/2011/09/Le_Magicien_dOz.pdf

1) First I broke the chapter into the 68 sentences, and individually focused on each sentence. Those words that I had to look-up were recorded on a separate piece of paper. On this list, I simply bold the word or phrase.

Dorothée vivait au milieu des vastes plaines du Kansas avec son oncle Henri – qui était fermier – et sa tante Em, la femme de ce fermier. Dorothy lived in the midst of the vast plains of Kansas with his uncle Henry – who was a farmer – and Aunt Em, the wife of the farmer.
Leur maison était petite, car le bois indispensable à sa construction manquait dans la région et devait être acheminé de très loin par chariot. Their house was small, because the wood needed to build it was missing in the area and had to be transported by truck from far away.
L’habitation était constituée de quatre murs, d’un plancher et d’un toit – ce qui faisait une pièce – et dans cette pièce se côtoyaient un poêle un peu rouillé, un vaisselier, une table, trois ou quatre chaises et deux lits. The house consisted of four walls, a floor and a roof – which was a room – and in this room coexists a little rusty stove, a dresser, a table, three or four chairs and two beds.
Dans un coin se trouvait le grand lit d’oncle Henri et de tante Em, dans un autre le petit lit de Dorothée. In one corner was found the big bed of Uncle Henry and Aunt Em, in the other a little bed for Dorothy.
La maison ne comportait ni grenier ni cave – hormis un petit trou creusé à même le sol, appelé abri anticyclonique, où la famille se réfugiait lors de ces invraisemblables coups de vent dont la force dévastait tout sur son passage. The house did not include neither an attic or cellar – except a small hole dug in the ground, called an anticyclonic shelter, where the family took refuge during those incredible gales whose strength was devastating to everything in its path.
On accédait à cet abri par une trappe située au centre de la pièce. One reached the shelter through a hatch located in the center of the room.
Une échelle menait au trou étroit et sombre. A ladder lead to the narrow, dark hole.
Lorsque Dorothée se tenait sur le seuil de la maison et regardait tout autour d’elle, elle ne voyait que la grande plaine grise. When Dorothy stood in the doorway of the house and looked around her, she saw only the great gray plain.
Pas un arbre, pas une construction ne se dressait dans l’immensité du paysage plat qui s’étendait à perte de vue. Not a tree, not a building stood in the vastness of the flat landscape that stretched to the horizon.
Le soleil avait cuit la terre labourée jusqu’à en faire une masse grise, ravinée de minuscule crevasses. The sun had baked the plowed land up into a gray mass, furrowed with tiny crevices.
Même l’herbe n’était pas verte, le soleil ayant grillé l’extrémité des longues tiges jusqu’à les fondre dans la même inévitable couleur grise. Even the grass was not green, the sun having toasted the end of the long stems until they melt in the same inevitable gray color.
Autrefois la maison avait été peinte, mais le soleil avait boursouflé la peinture et la pluie s’était chargée du reste. Formerly the home had been painted, but the sun had blistered the paint and the rain had done the rest.
Aujourd’hui, elle était grise et terne, comme tout ce qui l’entourait. Today it was gray and dull, like everything around her.
Lorsque tante Em, nouvellement mariée, s’était installée là, elle était jeune et jolie. When Aunt Em, newly married, had settled there, she was young and pretty.
Le soleil et le vent l’avaient transformée, elle aussi. The sun and the wind had changed, she also.
Ils avaient remplacé l’étincelle de son regard par une note de gris sombre. They had replaced the spark in her eyes with a note of dark gray.
Ils avaient pris le rose de ses joues, de ses lèvres et l’avaient changé en gris. They had taken the pink in her cheeks, and her lips and had changed them to gray.
Elle était devenue maigre et émaciée et ne souriait plus jamais. She had become thin and emaciated and never smiled.
Quand Dorothée, qui était orpheline, était venue vivre avec eux, tant Em avait été saisie par le rire de l’enfant. When Dorothy, who was an orphan, had come to live with them, as Em had been seized by the laughter of the child.
Les premiers temps, elle portait même la main à son cœur chaque fois que la voix fraîche et joyeuse de Dorothée parvenait à ses oreilles. The first times, she even placed her hand to her heart each time that fresh and joyful voice of Dorothy reached her ears.
Aujourd’hui encore, elle considérait la fillette avec étonnement, se demandant ce qui pouvait bien faire rire Dorothée. Oncle Henri ne riait jamais. Again today, she considered the girl with astonishment, wondering what could make Dorothy laugh. Uncle Henry never laughed.
Il travaillait dur du matin au soir et ne savait pas ce qu’était le plaisir. He worked hard from morning to evening, and did not know pleasure.
Lui aussi était gris, de sa longue barbe à ses bottes d’homme simple. He was also gray, from his long beard to his boots, a simple man.
Il avait un air grave et sévère et parlait peu. He had a serious air and stern and spoke little.
C’était Toto qui faisait rire Dorothée et l’empêchait de devenir aussi grise que tout ce qui l’entourait. It was Toto that made Dorothy laugh and prevented her from becoming as gray as everything around her.
Toto n’était pas gris, c’était un petit chien noir, avec de longs poils soyeux et des petits yeux noirs qui pétillaient gaiement de chaque côté de sa minuscule truffe. Toto passait ses journée à jouer. Dorothée s’amusait avec lui et l’aimait beaucoup. Toto was not gray, he was a small black dog, with long silky hair and small black eyes that twinkled merrily on either side of his tiny nose. Toto spent his day playing. Dorothy played with him and loved him very much.
Ce jour là, toutefois, ils ne jouaient pas. Oncle Henri était assis sur le pas de la porte et scrutait avec inquiétude le ciel, qui était encore plus gris que d’habitude. That day, however, they were not playing. Uncle Henry was sitting on the doorstep and he peered anxiously at the sky, which was even grayer than usual.
Dorothée se tenait sur le seuil, Toto dans les bras. Elle aussi scrutait le ciel. Tante Em faisait la vaisselle. Dorothy stood in the doorway, Toto in her arms. She also scanned the sky. Aunt Em was washing the dishes.
Loin au nord, ils entendirent la plainte du vent ; oncle Henri et Dorothée virent les hautes herbes se coucher par vagues sous la tempête qui enflait. Far to the north, they heard the howl of the wind; Uncle Henry and Dorothy saw the tall grass lie down in waves under the storm that swelled.
Ensuite, ils distinguèrent un sifflement aigu venant du sud et en tournant la tête dans cette direction, ils virent l’herbe onduler aussi de ce côté-là. Then they made out a shrill whistle coming from the south and they turned the head in this direction, they saw the waving grass also of that side.
Brusquement, oncle Henri se leva. Suddenly Uncle Henry stood up.
Il y a un cyclone qui arrive, Em, dit-il à sa femme, je vais m’occuper du bétail. There is a cyclone coming, Em, he said to his wife, I’ll take care of livestock.
Puis il courut vers les étables qui abritaient les vaches et les chevaux. Then he ran to the stables that sheltered the cows and horses.
Tante Em laissa là sa vaisselle et vint à la porte de la maison. Aunt Em left her dishes and came to the door of the house.
Au premier coup d’œil, elle perçut l’imminence du danger. At first glance, she sensed the impending danger.
Vite, Dorothée, cria-t-elle, cours te mettre à l’abri ! Quickly, Dorothy, she shouted, run for cover in the shelter!
Toto s’échappa des bras de Dorothée et alla se cacher sous le lit. Toto escaped from Dorothy’s arms and went to hide under the bed.
La petite fille se précipita pour le rattraper. The girl rushed to catch up.
Tante Em, très effrayée, ouvrit la trappe et descendit par l’échelle dans le petit trou sombre. Dorothée finit par s’emparer de Toto et se préparait à suivre sa tante. Aunt Em, very frightened, opened the hatch and descended the ladder into the small dark hole. Dorothy eventually grabbed Toto and was preparing to follow her aunt.
Elle avait parcouru la moitié du chemin, quand le vent émit un bruit terrible. She had traveled half way when the wind let out a terrible noise.
Puis, la maison se mit à vibrer si fort que Dorothée perdit l’équilibre et se retrouva assise par terre. Then the house started to shake so hard that Dorothy lost her balance and found herself sitting on the floor.
Il se passa alors une chose étrange. It then passed a strange thing.
La maison tourna sur elle-même deux ou trois fois et s’éleva lentement dans les airs. The house turned on itself two or three times and slowly rose into the air.
Dorothée eut l’impression d’être à bord d’une montgolfière. Dorothy had the impression of being in a hot air balloon.
Le vent du nord et celui du sud venaient de se rencontrer à l’endroit même où se dressait la fermette, la plaçant exactement au centre du cyclone. The wind from the north and that of the south met at the place where the farmhouse once stood, the place exactly at the center of the cyclone.
Or, généralement, le calme règne au centre d’un cyclone, mais l’énorme pression du vent sur toutes les façades de la maison souleva cette dernière de plus en plus haut jusqu’à ce qu’elle atteigne le sommet du cyclone. But generally, there calm reigns in the center of a cyclone, but the enormous pressure of the wind on all sides of the house raised it higher and higher up until it reached the top of the cyclone.
Elle resta et fut transportée sur des kilomètres et des kilomètres, comme si elle était aussi légère qu’une plume. She stayed and was transported for miles and miles, as if she was as light as a feather.
Il faisait très sombre et le vent hurlait horriblement autour d’elle mais Dorothée s’aperçut que les choses n’allaient pas si mal. It was very dark and the wind howled horribly around her, but Dorothy noticed that things were not going so bad.
La maison tourbillonna plusieurs fois. The house whirled several times.
À un moment, elle pencha dangereusement puis se rétablit. At one point she leaned dangerously then recovered.
Mais par la suite, Dorothée eut l’impression d’être bercée avec douceur, tel un bébé dans son berceau. But later, Dorothy had the impression of being rocked gently, like a baby in its cradle.
Toto, lui, n’appréciait pas du tout la situation. Toto, he did not like the situation at all.
Il parcourait frénétiquement la pièce de long en large, allant d’un côté puis d’un autre, en aboyant bruyamment. He frantically traveled down the room back and forth, going from one side and then the other, barking loudly.
Dorothée était assise par terre, assez tranquille. Dorothy was sitting on the floor, fairly quiet.
Elle attendait de voir ce qui allait se passer. She waited to see what would happen.
Tout à coup, Toto s’approcha trop près de la trappe restée ouverte et disparut dans le vide. Suddenly, Toto approached too close to the still open door and disappeared into the void.
La fillette crut l’avoir perdu. The girl thought he had been lost.
Mais peu de temps après, elle vit l’une de ses petites oreilles réapparaître hors du trou. But soon after, she saw one of her little ears reappear out of the hole.
La pression du vent le soutenait, l’empêchant de tomber. Wind pressure supported him, preventing him from falling.
Dorothée rampa jusqu’à l’ouverture, attrapa Toto par l’oreille et le ramena dans la pièce. Dorothy crawled to the opening, caught Toto by the ear and brought him into the room.
Ensuite, elle referma la trappe afin d’éviter tout autre accident. Then, she closed the door in order to avoid another accident.
Les heures se succédèrent et peu à peu, Dorothée surmonta sa peur. The hours passed and little by little Dorothy overcame her fear.
Mais elle se sentait seule et le vent soufflait tant autour d’elle qu’elle en était assourdie. But she felt alone and the blowing wind still around her was muted.
Dans un premier temps, elle se demanda si elle allait être pulvérisée quand la maison redescendrait. At first, she wondered if she was going to be torn apart when the house again descended.
Comme les heures passaient et que rien de terrible ne se produisait, elle cessa de s’inquiéter et décida d’attendre calmement de voir ce que l’avenir réservait. As the hours passed and nothing terrible happened, she stopped worrying and decided to wait quietly to see what the future held.
Sur le sol qui tanguait, elle finit par se traîner jusqu’à son lit, où elle s’allongea. On the swaying floor, she finally dragged herself to her bed, where she lay.
Toto la suivit et s’installa à ses côtés. Toto followed her and sat beside her.
Malgré le tangage de la maison, malgré le hurlement du vent, Dorothée ferma bientôt les yeux et s’endormit profondément. Despite the pitching of the house, despite the howling wind, Dorothy soon closed her eyes and fell fast asleep.

2) I review the 39 bolded words phrases, and reviewed them again the following day.

acheminé transported
côtoyaient coexists
comportait include
hormis except
creusé dug
abri shelter
invraisemblables incredible
menait lead
dressait stood
à perte de vue to the horizon
ravinée furrowed
terne dull
l’étincelle spark
parvenait reached
pétillaient twinkled
truffe nose
sur le pas de la porte on the doorstep
la plainte the howl
enflait swelled
bétail livestock
perçut perceived
s’emparer grabbed
règne reins
souleva cette dernière de plus en plus haut raised it higher and higher up
s’aperçut noticed
tourbillonna whirled
pencha leaned
bercée rocked
de long en large back and forth
aboyant bruyamment barking loudly
crut thought
rampa crawled
ramena brought
assourdie muted
pulvérisée torn apart
l’avenir réservait the future held
tanguait swaying
se traîner dragged herself
tangage pitching

3) I then attempt to translate the English sentences back to French. These are the English sentences:

Dorothy lived in the midst of the vast plains of Kansas with his uncle Henry – who was a farmer – and Aunt Em, the wife of the farmer.
Their house was small, because the wood needed to build it was missing in the area and had to be transported by truck from far away.
The house consisted of four walls, a floor and a roof – which was a room – and in this room coexists a little rusty stove, a dresser, a table, three or four chairs and two beds.
In one corner was found the big bed of Uncle Henry and Aunt Em, in the other a little bed for Dorothy.
The house did not include neither an attic or cellar – except a small hole dug in the ground, called an anticyclonic shelter, where the family took refuge during those incredible gales whose strength was devastating to everything in its path.
One reached the shelter through a hatch located in the center of the room.
A ladder lead to the narrow, dark hole.
When Dorothy stood in the doorway of the house and looked around her, she saw only the great gray plain.
Not a tree, not a building stood in the vastness of the flat landscape that stretched to the horizon.
The sun had baked the plowed land up into a gray mass, furrowed with tiny crevices.
Even the grass was not green, the sun having toasted the end of the long stems until they melt in the same inevitable gray color.
Formerly the home had been painted, but the sun had blistered the paint and the rain had done the rest.
Today it was gray and dull, like everything around her.
When Aunt Em, newly married, had settled there, she was young and pretty.
The sun and the wind had changed, she also.
They had replaced the spark in her eyes with a note of dark gray.
They had taken the pink in her cheeks, and her lips and had changed them to gray.
She had become thin and emaciated and never smiled.
When Dorothy, who was an orphan, had come to live with them, as Em had been seized by the laughter of the child.
The first times, she even placed her hand to her heart each time that fresh and joyful voice of Dorothy reached her ears.
Again today, she considered the girl with astonishment, wondering what could make Dorothy laugh. Uncle Henry never laughed.
He worked hard from morning to evening, and did not know pleasure.
He was also gray, from his long beard to his boots, a simple man.
He had a serious air and stern and spoke little.
It was Toto that made Dorothy laugh and prevented her from becoming as gray as everything around her.
Toto was not gray, he was a small black dog, with long silky hair and small black eyes that twinkled merrily on either side of his tiny nose. Toto spent his day playing. Dorothy played with him and loved him very much.
That day, however, they were not playing. Uncle Henry was sitting on the doorstep and he peered anxiously at the sky, which was even grayer than usual.
Dorothy stood in the doorway, Toto in her arms. She also scanned the sky. Aunt Em was washing the dishes.
Far to the north, they heard the howl of the wind; Uncle Henry and Dorothy saw the tall grass lie down in waves under the storm that swelled.
Then they made out a shrill whistle coming from the south and they turned the head in this direction, they saw the waving grass also of that side.
Suddenly Uncle Henry stood up.
There is a cyclone coming, Em, he said to his wife, I’ll take care of livestock.
Then he ran to the stables that sheltered the cows and horses.
Aunt Em left her dishes and came to the door of the house.
At first glance, she sensed the impending danger.
Quickly, Dorothy, she shouted, run for cover in the shelter!
Toto escaped from Dorothy’s arms and went to hide under the bed.
The girl rushed to catch up.
Aunt Em, very frightened, opened the hatch and descended the ladder into the small dark hole. Dorothy eventually grabbed Toto and was preparing to follow her aunt.
She had traveled half way when the wind let out a terrible noise.
Then the house started to shake so hard that Dorothy lost her balance and found herself sitting on the floor.
It then passed a strange thing.
The house turned on itself two or three times and slowly rose into the air.
Dorothy had the impression of being in a hot air balloon.
The wind from the north and that of the south met at the place where the farmhouse once stood, the place exactly at the center of the cyclone.
But generally, there calm reigns in the center of a cyclone, but the enormous pressure of the wind on all sides of the house raised it higher and higher up until it reached the top of the cyclone.
She stayed and was transported for miles and miles, as if she was as light as a feather.
It was very dark and the wind howled horribly around her, but Dorothy noticed that things were not going so bad.
The house whirled several times.
At one point she leaned dangerously then recovered.
But later, Dorothy had the impression of being rocked gently, like a baby in its cradle.
Toto, he did not like the situation at all.
He frantically traveled down the room back and forth, going from one side and then the other, barking loudly.
Dorothy was sitting on the floor, fairly quiet.
She waited to see what would happen.
Suddenly, Toto approached too close to the still open door and disappeared into the void.
The girl believed he had been lost.
But soon after, she saw one of her little ears reappear out of the hole.
Wind pressure supported him, preventing him from falling.
Dorothy crawled to the opening, caught Toto by the ear and brought him into the room.
Then, she closed the door in order to avoid another accident.
The hours passed and little by little Dorothy overcame her fear.
But she felt alone and the blowing wind still around her was muted.
At first, she wondered if she was going to be torn apart when the house again descended.
As the hours passed and nothing terrible happened, she stopped worrying and decided to wait quietly to see what the future held.
On the swaying floor, she finally dragged herself to her bed, where she lay.
Toto followed her and sat beside her.
Despite the pitching of the house, despite the howling wind, Dorothy soon closed her eyes and fell fast asleep.

4) I then analyzed my word and sentence weaknesses.

You can learn a lot by processing each chapter of The Wizard of Oz, in this manner. The idea is to make the process very deliberate and not dependent on your own sense of timeliness. You should realize that once you have finished a book like this, you will learn hundreds of new words and phrases.

Maybe you would then like to read other books, and process them in a similar manner…..like:

The Little Prince
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/st_exupery_le_petit_prince.pdf

 

Weekend Reading – The Wizard of Oz – Chapter 1

http://recrealire.com/recrealire/wp-content/uploads/2011/09/Le_Magicien_dOz.pdf

This is the first chapter of “The Wizard of Oz”. Can you understand most of it? It is challenging. The book was written in 1900, so the copyright is expired, and the original English version can be found on the Project Gutenberg site, in many forms:

http://www.gutenberg.org/ebooks/22566

  • How do you approach the exercise of reading this?
  • Do you highlight words you do not know and look them up?
  • Do you read the sentence, and look away, attempting to write the French sentence on a pad of paper correctly?
  • Maybe you can right click, to translate the chapter with your browser add-on, print your language’s version, then attempt to translate back into French to see how well you do.

In a few days, I will show you how I processed Chapter 1.

Chapitre I: Le Cyclone

Dorothée vivait au milieu des vastes plaines du Kansas avec son oncle Henri – qui était fermier – et sa tante Em, la femme de ce fermier. Leur maison était petite, car le bois indispensable à sa construction manquait dans la région et devait être acheminé de très loin par chariot.

L’habitation était constituée de quatre murs, d’un plancher et d’un toit – ce qui faisait une pièce – et dans cette pièce se côtoyaient un poêle un peu rouillé, un vaisselier, une table, trois ou quatre chaises et deux lits.

Dans un coin se trouvait le grand lit d’oncle Henri et de tante Em, dans un autre le petit lit de Dorothée. La maison ne comportait ni grenier ni cave – hormis un petit trou creusé à même le sol, appelé abri anticyclonique, où la famille se réfugiait lors de ces invraisemblables coups de vent dont la force dévastait tout sur son passage. On accédait à cet abri par une trappe située au centre de la pièce. Une échelle menait au trou étroit et sombre.

Lorsque Dorothée se tenait sur le seuil de la maison et regardait tout autour
d’elle, elle ne voyait que la grande plaine grise. Pas un arbre, pas une construction ne se dressait dans l’immensité du paysage plat qui s’étendait à perte de vue. Le soleil avait cuit la terre labourée jusqu’à en faire une masse grise, ravinée de minuscule crevasses. Même l’herbe n’était pas verte, le soleil ayant grillé l’extrémité des longues tiges jusqu’à les fondre dans la même inévitable couleur grise. Autrefois la maison avait été peinte,mais le soleil avait boursouflé la peinture et la pluie s’était chargée du reste. Aujourd’hui, elle était grise et terne, comme tout ce qui l’entourait.

Lorsque tante Em, nouvellement mariée, s’était installée là, elle était jeune et jolie. Le soleil et le vent l’avaient transformée, elle aussi. Ils avaient remplacé l’étincelle de son regard par une note de gris sombre. Ils avaient pris le rose de ses joues, de ses lèvres et l’avaient changé en gris. Elle était devenue maigre et émaciée et ne souriait plus jamais. Quand Dorothée, qui était orpheline, était venue vivre avec eux, tant Em avait été saisie par le rire de l’enfant.

Les premiers temps, elle portait même la main à son cœur chaque fois que la voix fraîche et joyeuse de Dorothée parvenait à ses oreilles. Aujourd’hui encore, elle considérait la fillette avec étonnement, se demandant ce qui pouvait bien faire rire Dorothée. Oncle Henri ne riait jamais. Il travaillait dur du matin au soir et ne savait pas ce qu’était le plaisir. Lui aussi était gris, de sa longue barbe à ses bottes d’homme simple. Il avait un air grave et sévère et parlait peu.

C’était Toto qui faisait rire Dorothée et l’empêchait de devenir aussi grise que
tout ce qui l’entourait. Toto n’était pas gris, c’était un petit chien noir, avec de longs poils soyeux et des petits yeux noirs qui pétillaient gaiement de chaque côté de sa minuscule truffe. Toto passait ses journée à jouer. Dorothée s’amusait avec lui et l’aimait beaucoup.

Ce jour là, toutefois, ils ne jouaient pas. Oncle Henri était assis sur le pas de la
porte et scrutait avec inquiétude le ciel, qui était encore plus gris que d’habitude. Dorothée se tenait sur le seuil, Toto dans les bras. Elle aussi scrutait le ciel. Tante Em faisait la vaisselle.

Loin au nord, ils entendirent la plainte du vent ; oncle Henri et Dorothée virent les hautes herbes se coucher par vagues sous la tempête qui enflait. Ensuite, ils distinguèrent un sifflement aigu venant du sud et en tournant la tête dans cette direction, ils virent l’herbe onduler aussi de ce côté-là.Brusquement, oncle Henri se leva.

– Il y a un cyclone qui arrive, Em, dit-il à sa femme, je vais m’occuper du bétail. Puis il courut vers les étables qui abritaient les vaches et les chevaux.

Tante Em laissa là sa vaisselle et vint à la porte de la maison. Au premier coup
d’œil, elle perçut l’imminence du danger.

-Vite, Dorothée, cria-t-elle, cours te mettre à l’abri !

Toto s’échappa des bras de Dorothée et alla se cacher sous le lit. La petite fille
se précipita pour le rattraper. Tante Em, très effrayée, ouvrit la trappe et descendit par l’échelle dans le petit trou sombre. Dorothée finit par s’emparer de Toto et se préparait à suivre sa tante. Elle avait parcouru la moitié du chemin, quand le vent émit un bruit terrible. Puis, la maison se mit à vibrer si fort que Dorothée perdit l’équilibre et se retrouva assise par terre. Il se passa alors une chose étrange.

La maison tourna sur elle-même deux ou trois fois et s’éleva lentement dans les airs. Dorothée eut l’impression d’être à bord d’une montgolfière. Le vent du nord et celui du sud venaient de se rencontrer à l’endroit même où se dressait la fermette, la plaçant exactement au centre du cyclone. Or, généralement, le calme règne au centre d’un cyclone, mais l’énorme pression du vent sur toutes les façades de la maison souleva cette dernière de plus en plus haut jusqu’à ce qu’elle atteigne le sommet du cyclone. Elle resta et fut transportée sur des kilomètres et des kilomètres, comme si elle était aussi légère qu’une plume.

Il faisait très sombre et le vent hurlait horriblement autour d’elle mais Dorothée s’aperçut que les choses n’allaient pas si mal. La maison tourbillonna plusieurs fois. À un moment, elle pencha dangereusement puis se rétablit. Mais par la suite, Dorothée eut l’impression d’être bercée avec douceur, tel un bébé dans son berceau. Toto, lui, n’appréciait pas du tout la situation. Il parcourait frénétiquement la pièce de long en large, allant d’un côté puis d’un autre, en aboyant bruyamment. Dorothée était assise par terre, assez tranquille. Elle attendait de voir ce qui allait se passer.

Tout à coup, Toto s’approcha trop près de la trappe restée ouverte et disparut
dans le vide. La fillette crut l’avoir perdu. Mais peu de temps après, elle vit
l’une de ses petites oreilles réapparaître hors du trou. La pression du vent le soutenait, l’empêchant de tomber. Dorothée rampa jusqu’à l’ouverture, attrapa Toto par l’oreille et le ramena dans la pièce. Ensuite, elle referma la trappe afin d’éviter tout autre accident.

Les heures se succédèrent et peu à peu, Dorothée surmonta sa peur.Mais elle se sentait seule et le vent soufflait tant autour d’elle qu’elle en était assourdie. Dans un premier temps, elle se demanda si elle allait être pulvérisée quand la maison redescendrait. Comme les heures passaient et que rien de terrible ne se produisait, elle cessa de s’inquiéter et décida d’attendre calmement de voir ce que l’avenir réservait. Sur le sol qui tanguait, elle finit par se traîner jusqu’à son lit, où elle s’allongea. Toto la suivit et s’installa à ses côtés. Malgré le tangage de la maison, malgré le hurlement du vent, Dorothée ferma bientôt les yeux et s’endormit profondément.

Listen and Read – Le Cauchemar

http://www.languageguide.org/french/readings/br/cauchemar/

Un cauchemar réveille Roger très tôt le matin. Il reste allongé sur son lit le cœur battant, près de sa femme. Finalement, il décide de se lever.

A nightmare awakens Roger in the early morning. He remains lying on his bed with a beating heart, next to his wife. Finally, he decided to get up. 

Il se dirige vers la salle de bain pour faire sa toilette. Il se douche en prenant bien soin de se laver derrière les oreilles comme sa mère lui disait toujours. Roger est plutôt petit, rond, poilu: une forêt de poils couvre sa poitrine et son dos.

He goes to the bathroom to go to the toilet. He showers, taking care to wash behind his ears as his mother always told him. Roger is rather small, round, hairy: a forest of hair covering his chest and back.

Mais cette forêt est inexistante sur sa tête. Roger est chauve. Malgré tout cela, il dégage une virilité qui attire les femmes. Il sort de la douche et s’essuie soigneusement avec sa serviette de toilette préférée.

But this forest is nonexistent on his head. Roger is bald. Despite all this, he exudes a masculinity that attracts women. He gets out of the shower and towels thoroughly with his favorite towel.

Il se brosse les dents, se rase et se peigne avec douceur les quelques cheveux qui lui restent. Sa toilette terminée, il retourne dans sa chambre sa femme vient de se réveiller.

He brushes his teeth, shaves and gently combs some of the hair that he has left. His toilet completed, he returned to his room where his wife just woke up.

– Mon chéri, que fais-tu debout à cette heure-ci?

– Honey, what are you doing up at this hour?

– J’ai fait un cauchemar et je suis encore un peu traumatisé.

– I had a nightmare and I’m still a bit traumatized.

– Oh, mon pauvre petit oiseau! T’as pas envie de me raconter ton horrible cauchemar?

– Oh, my poor little bird! Do you not want to tell me of your horrible nightmare?

– Je suis dans un parking souterrain et un clown me poursuit. Il a un sourire terrifiant. Je cours, je cours mais je n’arrive pas à le perdre. J’essaie de me cacher derrière une vieille bagnole. Je ferme les yeux mais soudain une main attrape mon épaule.

– I am in a parking garage and a clown is chasing me. He has a terrific smile. I run, I run but I can not lose him. I try to hide myself behind an old car. I close my eyes but suddenly a hand grabbed my shoulder.

– Oh, quelle horreur! Tu voudrais un bisou?

– Oh, the horror! You want a kiss?

– Oui, et fais moi aussi un câlin, s’il te plaît.

– Yes, and also give me a hug, please.

– Avec plaisir, viens ici.

– With pleasure, come here.

Roger est le PDG d’une grande entreprise française. Il est connu pour sa compétitivité féroce et son surnom est le requin. Mais quand on connaît vraiment le personnage, il n’est qu’ un grand enfant.

Roger is the CEO of a major French company. He is known for his fierce competitiveness and his nickname is the shark. But when you really know the character, he is not that great kid.